EMILIO VELILLA ESCULTURAS

 

La vida fundida en el bronce

 

A los 45 años el madrileño Emilio Velilla Ubago sintió hormigas en las piernas.

Suerte : la capital de Europa abriéndole los brazos, nos llega con las manos llenas de agradables  esculturas calificadas como figurativas.

Ni demasiado grandes, ni demasiado pequeñas, sus exploraciones plásticas nos narran la doble atracción del hombre.

Su gusto por una parte para las escenas simples y naturales de lo  cotidiano; su atracción, por otra parte, es una salida mas reciente a sus interrogaciones existenciales, por las imágenes fuertes de nuestras mitologías.

Trabajando a la cera perdida, Velilla se ingenia para devolvernos vivas y despiertas escenas animadas que aboceta con indiscutible destreza, con un sentido profundo de la evolución de los cuerpos en el espacio.

Amazona sentada en su caballo, ciclistas absortos en su rivalidad; boxeador en las manos de los masajistas o saliendo vencedor de un combate tendido; gracias pesadas y bellas en su toilette de gala; Venus con moto o madre con niño. Los temas mas tranquilos pero también los mas exacerbados son la primera plana de un trabajo ardiente que se expresa en una dinámica siempre más justamente elegida.

Los personajes de este artista inspirado por los rasgos mas característicos de un entorno diario respiran la serenidad y la convicción de los ejercicios cien veces repetidos, porque su vida esta así hecha de rutinas, de hazañas, de superación de si mismo.

Cuando nos evoca escenas mitológicas, la tensión de las actitudes lo es igualmente sin equivoco, describiéndonos con vivacidad y vigor las luchas y los eternos empeños del ser por su supervivencia. Sisifo, Minotauro, Ícaro, Eolo y hasta este rapto de Europa parafraseando mas que nunca  el ensanche del continente: Velilla se inspira con todo lo que condensa la humanidad desde los mas remotos tiempos. Una bella manera de inscribirse en su propia realidad de hombre en lucha con un porvenir infaliblemente impreso por el pasado que, en cierta manera, le ha condicionado.

Este arte no revoluciona la práctica de las 3 dimensiones, pero es honesto como pocos en nuestros días. Otro placer de las esculturas de Velilla, es la suavidad y la fuerza de las formas. Formas ajustadas con maestría en el espacio, puntos de impacto las más veces reducidos a lo esencial, a las partes activas  y capitales de  un cuerpo tendido hacia su razón de ser dominante. Manos grandes, por ejemplo. La forma haciéndose también más elíptica, si hace falta.

Esculpidas con fuerza, sin inútiles detalles las piezas de convicción de Velilla se asemejan, en efecto, con juegos de formas desencadenando una dinámica sorda a los impulsos demasiado convenidos. De ahí la sensación de movimiento  suelto. De ahí su impacto físico generado por una sabia gestualidad de las poses y de las actitudes siempre en vilo.

La Vie Coulée dans le bronze

 

A 45 ans le Madrilène Emilio Velilla Ubago s’est senti des fourmis dans les jambes.

Aubaine : la capitale de l’Europe lui ouvrant alors les bras, il nous arrive les mains emplies d’avenantes sculptures réputées figuratives.

Ni trop grandes, ni trop petites, ses explorations plastiques nous content le double attrait de l’homme. Son goût, d’une part, pour les scènes toutes simple et naturelles du quotidien le plus banal ; son attirance, de l’autre, et c’est une issue plus récente à ses interrogations existentielles, pour les images fortes de nos mythologies.

Travaillant à la cire perdue, Velilla s’ingénie et réussit à nous rendre vivantes et alertes des scènes animées qu’il croque avec une indiscutable dextérité. Et, mieux encore que de la dextérité, avec un sens approfondi de l’évolution des corps dans l’espace.

Ecuyère debout sur sa monture, cyclistes tout à leur rivalité, boxeur aux mains des masseurs ou surgissant en vainqueur d’un combat tendu, grâces alourdies et belles en veine de toilette, Vénus à la moto ou mère à l’enfant : les thèmes les plus tranquilles mais aussi les plus exacerbés sont à la une d’un travail ardent qui s’exprime dans une dynamique toujours justement élue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les personnages de cet artiste inspiré par les traits les plus caractéristiques d’un environnement journalier respirent la sérénité et la conviction des exercices cent fois répétés, parce que leur vie est ainsi faite de routines, d’exploits, de dépassements de soi.

Quand il nous évoque des scènes mythologiques, la tension des attitudes est pareillement sans équivoque, qui nous décrit avec vivacité et vigueur les luttes et engagements éternels de l’être pour sa survie. Sisyphe, Minotaure, Icare, Eole et jusqu’à cet enlèvement d’Europe paraphrasant plus que jamais l’élargissement du continent : Velilla  s’inspire de tout ce qui condense l’humanité depuis les temps les plus reculés. Une belle manière de s’inscrire dans sa propre réalité d’homme aux prises avec un avenir immanquablement empreint du passé qui l’a, quelque part, conditionné.

Cet art - là ne révolutionne pas la pratique des trois dimensions, mais il est d’une honnêteté rare de nos jours. Un autre agrément des sculptures de Velilla, c’est la souplesse et la force des formes. Des formes ajustées avec maîtrise dans l’espace et des points d’impact le plus souvent réduits à l’essentiel, aux parties actives et capitales d’un corps tendu vers sa raison d’être dominante. De grandes mains, par exemple. La forme sa faisant aussi plus elliptique, s’il y a lieu.

Sculptées en force, sans détails inutiles les pièces à conviction de Velilla  s’apparentent, en effet, à des jeux de formes dégageant une dynamique sourde aux  élans trop convenus. D’où la sensation de mouvement dégagée. D’où leur impact physique généré par une savante gestuelle des poses et des attitudes toujours en éveil.

 

 

ROGER PIERRE TURINE

A PUNTO Bronce,1/8, 2004, 18X30X9 cm.

Oferente, Bronce,2/8, 2004, 31x42x26 cm.

 

La creatividad es una actitud que no solo se circunscribe al hecho artístico, aunque sea este aspecto el más llamativo. Todas las actividades que generan algo nuevo, algo que antes del  “ trabajo” no existía, suelen ser actividades creativas. Ciertamente, solo al dimensionarse en aspectos como los emocionales o técnicos la creatividad cobra una apariencia singular.

Pero el hecho creativo es tan amplio como las necesidades que lo generan y el por qué de estas necesidades es una pregunta que cada autor se plantea  a sí mismo a lo largo de su vida; es una cuestión que seguramente se responde de maneras distintas en la medida que vamos cambiando de manera de sentir, de vivir y acumulamos experiencia creativa.

La historia de la civilización es un acto creativo continuo, es un parto que todavía sigue produciendo sus frutos, es quizás por ello por lo que se puede pensar que la creatividad es consustancial al desarrollo humano, es una actividad  que ha permitido al hombre mejorar su entorno inmediato y además expresar sus sentimientos, su visión del mundo; en definitiva, es una actitud que le ha permitido vivir mas allá del entorno animal.

 

19/ 10/ 2011

Emilio Velilla

 

La créativité‚ est une attitude qui ne se circonscrit pas seulement au fait artistique, bien que cet aspect soit le plus frappant. Toutes les activités qui génèrent quelque chose de nouveau, quelque chose qui avant le travail, n'existait pas, sont généralement des activités créatives. Certes, en la mesurant seulement par aspects émotionnels ou techniques la créativité prend une apparence singulière.

Mais le fait créatif est aussi étendu que les nécessités qui le génèrent et le pourquoi de ces nécessités est une question que chaque auteur se pose a lui même tout au long de sa vie ; c'est une question a laquelle on répond certainement de façons différentes dans la mesure ou change notre manière de sentir, dans la mesure ou nous vivons et accumulons une expérience créative.

L'histoire de la civilisation est un acte créatif continu, c'est un accouchement qui porte encore ses fruits, et sans doute pour cela peut on penser que la créativité es consubstantielle au développement humain, c'est une activité qui a permis   l'homme d'améliorer son environnement immédiat et en outre d'exprimer  ses sentiments, sa vision du monde ; en définitive, c'est une attitude qui lui a permis de vivre au delà de l'environnement animal.

 

19/ 10/ 2011

Emilio Velilla